Imaginez : plus de 95 % de l'espace habitable de la Terre est constitué d'océans profonds, pratiquement inexplorés ! À des profondeurs atteignant 11 000 mètres, la fosse des Mariannes abrite des organismes étonnants, comme le xénophyophore unicellulaire découvert à 10 641 mètres. Par exemple, la baudroie, qui vit jusqu'à 2 000 mètres de profondeur, attire ses proies grâce à une « lampe torche » bioluminescente. Le calmar géant, qui atteint 13 mètres, vit jusqu'à 1 300 mètres de profondeur ; ses yeux sont les plus grands : jusqu'à 27 centimètres de diamètre. Les vers tubicoles, qui vivent près des sources hydrothermales à 2 500 mètres de profondeur et peuvent atteindre 2,4 mètres de long, sont fascinants : ils se nourrissent de substances chimiques. Quant au requin-lutin, qui vit jusqu’à 1 300 mètres de profondeur, il est connu pour sa mâchoire rétractable et sa peau rosée. Comment résistent-ils à des pressions de 1 000 atmosphères ? Leur organisme contient des protéines et des composés spécifiques, comme l’oxyde de triméthylamine, qui empêchent leur dénaturation. Le poisson-limace, qui vit à 8 336 mètres de profondeur dans la fosse des Mariannes, détient le record de profondeur pour un poisson. Nous n'avons exploré que moins de 5 % de ces profondeurs, et pourtant, nous découvrons de nouvelles espèces chaque année. En 2022, des dizaines de nouvelles espèces abyssales ont été décrites. Le potentiel de découvertes est immense ; soutenez l'exploration de ces mondes fascinants !